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BLOG DE MONTAGNE | TEST | 14 Juillet 2011

Chaussures Crossover BG3 de Bestard

J'adore tester sur le terrain, en montagne, les nouveauté du marché de l'outdoor,comme ces chaussures conçues pour l'hiver.

Test sur le terrain des chaussures de trekking pour l'hiver Crossover BG3 de la marque Bestard

Pour commencer, c'est un véritable luxe que de pouvoir tetser les nouveautés du marché dès qu'elles sortent. Je me dois aussi d'ajouter qu'il y a une garantie préalable: l'équipe de Barrabes fait une première sélection. C'est à dire que, lorsqu'un produit arrive dans mes mains pour être testé, il a été – préalablement – évalué et ce produit se distingue par sa qualité, son innovation ou les deux. Quelques fois, il m'est arrivé que l'objet du test en question n'était pas “parfait” ou bien ne s'adaptait pas vraiment à l'activité durant laquelle il avait été testé, mais je n'ai jamais eu dans mes mains ou aux pieds quelque chose de réellement “nul”.

Ceci dit, j'ai connu quelques fois des situations un peu gênantes. Je m'explique : il s'agit d'éléments sensibles du matériel d'un montagnard et/ou d'alpinistes dont l'utilisation incorrecte ou la mauvaise adaptation à l'activité compromet sérieusement, sinon la sécurité du testeur du moins le plaisir lors de l'activité. Un exemple : tester un sac de couchage en fibre sur le McKinley, en laissant le notre à la maison, connu depuis toujours et fiable. Un autre exemple et c'est le cas qui nous intéresse, tester des chaussures neuves lors d'une activité d'une certaine envergure ou comportant un certain risque. Quelqu'un a écrit que les montagnards adorent le côté incertain de l'aventure tout en essayant de le réduire le plus possible avec tous les moyens se trouvant à leur portée. Prendre le risque de passer sur des arêtes rocheuses escarpées et glissantes avec des chaussures inconnues, et surtout avec un nouveau concept de semelle totalement nouveau et révolutionnaire, pour aussi bonne que soit la marque, c'est quelque chose que l'on peut considérer comme “légèrement risqué”.


Et nous sommes d'accord sur le fait que le choix de chaussures de montagne est une des décisions les plus décisives et les plus importantes que nous assumons au moment de nous équiper. Il est évident que nous pouvons économiser sur d'autres choses moins importantes, comme en principe le sac à dos, la veste…, mais concernant les chaussures, on ne rogne pas sur le matériel et on opte, en tout cas selon mon expérience, pour la qualité. Dans ce sens, les personnes adeptes d'une marque concrète, y compris d'un type de semelle ne sont pas rares… Cependant, et de la même manière que sur le reste du marché, les fabricants ne cessent d'effectuer des recherches et de se faire la concurrence pour offrir aux consommateurs finaux les meilleurs outils pour les sports de montagne.

Les chaussures de montagne Crossover BG3 de la marque espagnole Bestard

Les Crossover BG3

Nous sommes exactement dans ce cas. Avec la chaussure Bestard Crossover BG3, la marque majorquine Bestard nous propose quelque chose de nouveau et d'original. La chaussure Bestard Crossover BG3 ajoute un élément novateur à sa fabrication traditionnelle des chaussures : la semelle Multifunction BG3 révolutionnaire qui améliore l'accroche sur tous types de terrains et de surfaces glissantes, comme les environnements hivernaux enneigés et glacés, les terrains de roche mouillée, la mousse, les échelles métalliques, etc.


Bien qu'il ne soit pas facile d'expliquer en quoi consiste l'innovation de cette semelle, en regardant les photos et les graphiques, on le comprend immédiatement. On se souvient tous de certaines astuces et la majorité des montagnards connaissent de vieux trucs d'accroche remontant aux débuts de l'alpinisme. Le « truc » principal comme solution d'urgence était celui, en cas de ne pas pouvoir utiliser de crampons sur la glace ou de passer sur une roche très glissante, de mettre une chaussette de laine par dessus la chaussure, ou même de se déchausser et de rester en chaussettes, car le tissage accroche beaucoup mieux.

Cette semelle associe le caoutchouc de la semelle à des cylindres de toile allant jusqu'au fond, de telle sorte qu'il y aura suffisamment de toile pour remplir cette fonction pendant toute la durée de vie de la semelle. Les cylindres de toile sont eux-mêmes remplis de caoutchouc de composé souple afin d'améliorer plus encore l'accroche. L'ensemble de la semelle est combinée à un caoutchouc hautement résistant à l'abrasion pour allonger la durée de vie de la chaussure et est enchâssée dans une couche en EVA microporeuse pour donner légèreté, absorption des impacts et un grand confort.


Selon les tests en laboratoire et en extérieur, cette nouvelle surface de contact augmente de 20 à 30 pour cent l'adhérence sur roche lisse humide et zones gelées. Ceci, lu sur le papier, ne nous en dit pas plus. Ceci dit, on apprécie – spécialement - lorsqu'on progresse sur une crête rocheuse recouverte d'une petite couche de neige fraichement tombée de la nuit, insuffisante pour mettre les crampons mais qui glisse énormément. C'est dans ces moments-là que l'investissement doit se faire remarquer et sous nos yeux sceptiques, nous remarquons effectivement avec étonnement que le degré d'accroche de la chaussure est simplement surprenant, tel qu'il est stipulé dans le catalogue. Comme nous l'avons écrit dans des articles précédents, la qualité du matériel prévient des accidents. Nous nous trouvons dans une situation évidente de ce type.

Par ailleurs, malgré l'accroche extraordinaire de cette chaussure sur des surfaces normalement glissantes, la semelle ne s'use pas. Ceci a été une des premières énigmes qui me sont venues à l'esprit dans une première approche.

Test sur le volcan Teide (3.718m)et dans les Pyrénées (la crête Seil de la Baque):

Pour vérifier cet aspect, nous avons décider d'effectuer un premier test. Nous l'avons ainsi utilisée neuve lors de notre randonnée Teide-Pico Viejo (Parc National du Teide), sur l'île de Ténérife, un itinéraire de trekking exigeant qui passe par des terrains agrestes de lave volcanique récents et peu transformés. Il faut préciser qu'il existe peu de matières aussi agressives et abrasives pour la chaussure que la roche volcanique. À la fin de la randonnée, que avions commencée avec les chaussures neuves, nous sommes arrivés à deux conclusions : la première, leur fiabilité et leur résistance. Elles ont terminé l'itinéraire pratiquement intactes après avoir parcouru un terrain franchement destructeur pour tout type de chaussure. La seconde, s'agissant d'une chaussure compacte, chaude et semirigide, il est plus qu'opportun de ne pas les utiliser neuves pour une longue marche en plein été, car nos pieds en ont fait les frais avec des ampoules. Ce qui, d'ailleurs, est normal.


Cependant, la véritable épreuve restait à faire et ne pouvait se dérouler qu'en haute montagne continentale, de préférence les Alpes ou, à défaut, les Pyrénées. Finalement et comme cela arrive fréquemment, le bulletin météorologique a décidé pour nous. Un répit entre plusieurs fronts successifs nous a permis de profiter d'une petite fenêtre de beau temps pour affronter deux crêtes frontalières de roche qui nous tenaient en attente depuis un certain temps dans les Pyrénées, celle de Seil de la Baque et de Lezat, dans la Vallée française du Portillon, partant des refuges coquets sur les rives des lacs d'Espingo et du Portillon. Un beau paysage bucolique, tout particulièrement pendant les derniers soupirs de l'été.


Après avoir effectué la marche d'approche sous une pluie persistante, se transformant en neige sur les sommets, nous avons pu enfin affronter l'activité dans de bonnes conditions lorsque les nuages ont fait place à un soleil radieux.

Nous avons commencé par la crête Seil de la Baque, car l'information que nous en avions nous faisait penser qu'elle était plus simple et plus facile que celle de Lezat. Cependant nous l'avons trouvé recouverte d'une fine couche de neige récemment tombée et d'une fine épaisseur de verglas sur les rochers qui créent cette majestueuse muraille de pierre et unissant 8 cimes de plus de trois mille mètres. De telle sorte que, ce qui créait un contretemps et une difficulté supplémentaire pour parcourir l'ensemble des crêtes, supposait également un cadre idéal pour tester la supposée fiabilité de la Crossover BG3 contre les glissades involontaires. Bien évidemment, malgré le magnifique comportement de la chaussure avec une adhérence à toute épreuve, à aucun moment nous n'avons cessé de nous déplacer avec prudence et bon sens, comme se doit de faire tout montagnard qui souhaite devenir un vieux montagnard. Même avec tout ce que la technologie nous apporte, celle-ci ne parvient jamais à remplacer le bon sens. Cependant, le système nous a semblé bien fonctionner.


À aucun moment -j'insiste- la chaussure n'a perdu son accroche et ne s'est produit la glissade tant redoutée, après avoir marché pendant un nombre d'heures considérable sur un terrain rocheux mouillé et enneigé. L'itinéraire présente peu de complications techniques mais requiert une certaine habilité à parcourir des terrains instables et très aériens. De même, il faut effectuer plusieurs rappels et un peu d'escalade simple sur roche peu fiable. C'est pour cette raison que posséder une base solide et stable, c'est à dire des chaussures possédant une bonne semelle anti-dérapante, vaut son pesant d'or.


Le plat le plus copieux nous a amené le lendemain sur la Crête de Lezat, sur laquelle il faut effectuer plusieurs pas d'une plus grande complexité technique, en particulier, l'ascension au dénommé “Gendarme Blanc”, un mur de 15 mètres à peine que nous avons dû gravir avec nos chaussures dures et lourdes, et avec tout le sac à dos complet de randonnée. Un autre laboratoire parfait pour notre test intensif de la Bestard Crossover BG3. Envolés les doutes concernant son adhérence la veille, il restait à tester son comportement en passages d'escalade. Dans ce sens, sa stabilité et sa fiabilité surprennent au moment d'appuyer sur de petites corniches ou en fissures. Leur forme facilite aussi l'appui lors de la progression en escalade, dès lors qu'il ne s'agit pas de passages excessivement techniques. En définitive, la chaussure a largement dépassé nos attentes concernant sa capacité à affronter des passages d'escalade simple.


Ceci dit, il faut souligner que c'est une chaussure lourde et imposante, ce qui n'aide pas non plus précisément à se déplacer avec agilité sur une paroi. Il est tout à vrai que lorsque la chaussure trouve un trou ou un appui fiable, même un tremblement de terre ne suffira pas à la faire bouger, mais ce n'est pas une chaussure particulièrement agile. Nous avons achevé la crête mythique de Lezat avec une descente par un terrain totalement décomposé et chaotique et nous avons conclu ainsi le test exigent en extérieur auquel nous avons soumis ce nouveau pari technologique de la chaussure de montagne.

Finalement, nous avons noté un autre détail après la réalisation de cette série d'activités : la robustesse et la résistance de ces chaussures. Soumises à des parcours et des activités en des lieux où l'abrasion, l'usure et les éraflures détériorent sans pitié la majorité des chaussures, nos Bestard semblent comme récemment sorties de la boite, hormis la couche de poudreuse persistante qui les recouvre encore. Mais cet avantage dans le temps doit faire remarquer que c'est une chaussure qu'il faut dompter, peut être un peu plus que ce à quoi nous sommes habitués avec les chaussures modernes.


La possibilité d'y adapter des crampons semi-automatiques en fait de plus une chaussure très polyvalente, valable pour un trekking sur le Baltoro, une ascension au Mont Blanc ou une crête agreste des Pyrénées. Le meilleur de la chaussure, selon notre opinion, est son extraordinaire stabilité, son adhérence sur terrains mouillés et sa résistance. Ce qui nous a peut-être le moins plu est son poids et surtout sa rigidité lors des premières marches, mais ces thèmes-là sont habituellement communs à l'immense majorité des chaussures de ce type. Dans tous les cas, c'est une chaussure de première qualité et parfaitement valable pour la majorité des activités de montagne, y compris les marches d'approche en expéditions, les trekkings d'altitude, etc.

Et concernant la semelle, qui a été le facteur déterminant pour tester ce modèle - car c'est la première fois qu'un système de ce type est intégré à une chaussure et que la marque affirme et prétend être une référence pour l'avenir, nos sensations sont très bonnes, surtout en l'ayant testée sur un terrain très délicat tel que peut l'être une crête de roche polie et humide. Elle a transmis une grande sécurité et n'a glissé à aucun moment. Les tests de laboratoire sont positifs sur ce point également. À l'avenir, il faudra garder un oeil sur ce système qui prétend résoudre le problème de l'accroche des semelles sur roche lisse et mouillée et sur la glace.

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