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BLOG DE MONTAGNE | INFOS | 13 Août 2012

Petite réflexion sur la montagne et l'homme.

Qu'est-ce qu'elle nous a apporté (et continue de nous donner) et qu'est ce que nous lui rendons ? Faire une petite pose sur le chemin pour se demander d'où vient-on et ou va-t-on, est souvent d'une importance vitale pour effectuer des choix cohérents avec soi-même et avec le monde en générale, si difficile à appréhender dernièrement...
Surtout si l'on est en montagne. Le petit réflexe de s'arrêter et de regarder en arrière de temps en temps, seulement pour contempler la taille minuscule des voitures restées sur le parking, ou le chemin parcouru qui se perd entre les arbres et qui nous permettra, dans quelques heures, de redescendre, pourrait même dans certaine circonstances, nous sauver la vie...

Selon la FAO, «Les montagnes sont des réservoirs de diversité biologique mondiale. Elles soutiennent un quart de la diversité biologique terrestre et abritent environ la moitié des points chauds de la biodiversité mondiale. Cette biodiversité procure des moyens d’existence aux populations des montagnes et fournit des services de base issus des écosystèmes tels que l’eau douce, le bois, les plantes médicinales et un espace de loisir pour les habitants des plaines environnantes de plus en plus urbanisées.»

De plus, il ne faut pas oublier qu'une grande partie des céréales, des fruits et des légumes que nous consommons aujourd’hui, étaient à l´origine uniquement des cultures de montagne: «En tant que réserves de diversité génétique, les montagnes aident à nourrir le monde. Plusieurs cultures telles que le maïs, les pommes de terre, l’orge, le sorgho, les tomates et les pommes, ainsi que de nombreux animaux domestiques comme les moutons, les chèvres, les yaks, les lamas et alpagas, sont originaires des montagnes».

La réflexion actuelle sur les alternatives, les complémentarités au mode industriel d’élevage, ne cesse de souligner cette nécessité pour préserver l’avenir : promouvoir et relancer les races autochtones, que l’élevage industriel a marginalisées pour ne plus exploiter qu’un très petit nombre de races. Identique problème avec les plantes cultivées, les céréales, les légumes, les fruitiers. Dans tous ces domaines, on est passé, en à peine un demi-siècle, de la variété des réponses en fonction de la variété des milieux, à une homogénéisation des produits et des conditions d’élevage ou culture.

«L’utilisation des terres a façonné la biodiversité des montagnes pendant des siècles et des millénaires. Les systèmes traditionnels de pâturage sur les hauts plateaux et la gestion durable de la terre arable et des forêts dans les montagnes ont conduit à l’établissement d’une riche faune et flore et à l’amélioration des services rendus par les écosystèmes.»

Une des alternatives de la montagne serait donc de redécouvrir et valoriser les systèmes d’élevage anciens qui reposaient sur une réelle intelligence des milieux. Retrouver aujourd’hui cette intelligence autochtone dans sa dimension historique et pratique, l’enrichir de tout ce que d’autres formes de savoir ont depuis inventé, reviendrait à remettre les pas de l´agriculture en montagne dans ceux d’une longue histoire où les excès du demi siècle précédent n’auraient été qu'une parenthèse...

Mai cette réflexion sur la montagne et son futur ne devrait pas se borner à l'agriculture: aujourd’hui, l'une des principales activités humaines en montagne est le loisir. Dans cette perspective et afin de faire face aux évolutions liées au changement climatique et fidéliser leur clientèle, les villages et les stations de montagne doivent aussi s'engager dans la mise en place d'actions en faveur du développement durable.

En effet, les touristes français qui fréquentent la montagne affichent une sensibilisation supérieure à la moyenne nationale pour la qualité de l'environnement. Quant aux touristes étrangers, en particulier venus d'Europe du Nord, ils prennent de plus en plus en compte le critère environnemental pour choisir une destination.

En été, 52% des français pratiquent des sports outdoor et la randonnée, le trekking et l'escalade mobilisent en 2010 près de 27,8 millions de personnes, ce qui fait de la montagne un immense terrain de jeux, plein de détente, d'aventures et peut être l'un des derniers espaces de liberté des citoyens asphyxiés par la ville.

En hiver, le ski est l'activité principale pratiquée par 8 touristes sur 10 fréquentant la montagne, bien loin devant les activités détente comme les balades à pied ou les promenades en raquettes. Chaque année, les massifs français accueillent 10 millions de touristes pendant la saison hivernale dont 2 millions d'étrangers. On estime que le nombre d'emplois directs générés par la pratique du ski en France s'élève à 120 000 dans le secteur privé (commerces, hôtellerie, restauration, moniteurs...)

En octobre 2007, l'Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) a lancé une Charte nationale en faveur du développement durable. Elle s'articule autour d'un plan d'actions sur 10 ans axé sur 8 engagements et comprend 130 mesures dans des domaines d'intervention très différents. Son application est volontaire et fait l'objet d'un audit tous les trois ans. Un an après le lancement de la charte, 46 communes représentant 50 stations l'avaient signé et s'étaient engagées dans les étapes suivantes : nomination d'un référent local, diagnostic de territoire, création d'un comité local de pilotage tripartie (élus, acteurs-économiques, citoyens) et rédaction d'un plan d'actions à 10 ans.

Dans ce contexte, l'association Montain Riders réalise un travail de fond depuis 2001 pour la promotion du développement durable sur les différents territoires de montagne en France. Ils accompagnent les acteurs publics et privés, ainsi que les riders : skieurs, snowboarders, vététistes, grimpeurs… vers des actions concrètes et durables. Leur philosophie : informer sans moraliser, travailler avec tous, et faire du changement une démarche positive autour d’alternatives concrètes. Dans ce cadre ils éditent chaque année un Eco Guide des stations de montagne:

«Cette année, l'équipe de Mountain Riders vous a concocté un Eco Guide avec une nouvelle approche. Ce besoin d'accompagner le passage à l'action nous a poussé à présenter et détailler ces actions locales et collectives. Vous pourrez découvrir 42 belles initiatives, présentées par les hommes et les femmes qui les ont mis en œuvre. Ils démontrent tout au long du Guide que l'avenir de nos montagnes et de notre société nous appartient. C'est par des actions locales, par la mobilisation citoyenne et le rassemblement des énergies et des bonnes volontés que les progrès positifs se concrétisent.»

Grâce au travail réalisé pour éditer cet Eco Guide, qui se base sur un échantillon de 79 stations françaises ayant répondu à leurs questionnaires, Montain Riders a pu identifié les grands chantiers de demain qui permettrons aux villages et aux stations de montagne de répondre aux attentes écologiques de leurs clients:

Transport : 33% des stations ont un accès facile et bon marché par transports en commun. L'information sur les possibilités d'accès est claire et simple à trouver.

Energie : 20% des stations s'approvisionnent en électricité auprès d'un fournisseur qui leur garantit que cette électricité provient de sources d'énergie renouvelable. Cette provenance est garantie par des certificats d'énergie verte.

Aménagement : 20% des stations privilégient la rénovation ou la réhabilitation des logements anciens plutôt que la création de nouveaux lits en zones vierges à travers leurs principaux documents d'urbanisation.

Eau : 66% des stations traitent convenablement leurs effluents, elles possèdent une station d'épuration correctement dimensionnée et en bon fonctionnement.

Déchets : 57% des stations incitent les habitants au compostage des déchets verts. Des tarifs préférentiels sur les composteurs individuels ou la mise en place de composteurs publics sont proposés tout en fournissant des informations sur le fonctionnement du compost.

Social : 34% des stations améliorent les conditions de logement et de vie des saisonniers. Des logements à des prix réduits sont proposés aux saisonniers. Ils bénéficient également de réductions et d'avantages financiers sur les transports, forfaits...

Territoires : 8% des stations ont sur leur territoire au moins un hébergeur qui s'est engagé dans une démarche de développement durable et possède un label reconnu.

Passez de bonnes vacances et réfléchissez à ce que vous donne la montagne et surtout à ce que vous lui apportez...

Pour plus d´information: http://www.mountain-riders.org


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