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BLOG DE MONTAGNE | DOSSIERS TECHNIQUES | 04 Avril 2013

La sécurité en escalade sportive, partie III de IV

Troisième chapitre de cet article qui vise, d'une part, à faire prendre conscience de ces risques aux grimpeurs (actifs ou potentiels) et, d'autre part, connaître les types de risques inhérents à ce sport afin de savoir les éviter
DANGERS SUBJECTIFS
Les situations dangereuses qui dépendent directement de l'escaladeur sont certainement les plus nombreuses, je dirais que dans le cas de l'escalade sportive elles supposent plus ou moins à 80% à 90% du total des situations dangereuses. Cette information est une épée de Damocles: en effet, nous pouvons contrôler ce genres de situation mais nous devons nous rendre compte que tout au long des années de pratique de ce sport, le fait de commettre des erreurs est impossible à éviter, ce qui peut avoir des conséquences funestes.

Tout cela me fait conclure que pour contrôler les situations dangereuses objectives, le facteur le plus important est sans doute notre conscience, la capacité d'être en alerte à tous moments, d'avoir une antenne afin de d'observer ce qui est en train de se passer autours de nous et nous rendre compte des situations potentiellement dangereuses qui peuvent se terminer en accident. Cet état d'alerte permanente ne veut pas dire être tendu ni stressé, au contraire, un excès de tension peut nous amener à ne pas détecter un problème, de la même façon qu'un excès de relaxation. A partir de cette attitude alerte, les outils qui nous permettent d'agir correctement sont notre connaissance technique et notre bon sens. Une bonne façon d'éviter les situations dangereuses est de prendre de bonnes habitudes, de sorte qu'un manque d'attention ponctuel ne se transforme pas en un problème, car antérieurement et de manière automatique nous avons fait de la prévention. Nous verrons donc ci-dessous les situations subjectives potentiellement dangereuses, et comment nous devrons les gérer pour éviter les accidents, et qu'elles sont les bonnes habitudes qui peuvent minimiser ces risques.


L'assureur doit être toujours attentif

Choisir un compagnon ne devrait être quelque chose de banal. La personne qui va nous assurer a clairement notre vie entre ses mains, et nous devrons donc agir en conséquence. Il est habituel, dans les zones d'escalade populaires, de voir une ambiance tranquille où des gens que nous ne connaissons pas se prêtent volontairement à nous assurer ou nous demande de la faire. Certains accidents graves ont été directement entraînés par la personne en charge d'assurer. Le savoir ne pourra pas éviter l'accident mais pourra nous aider à décider d'accepter ou non ces propositions. Il y a quelques années, un grimpeur à eu accident à Rodellar (Espagne), parce que le gars qui l'assurait avait décidé de ne pas le regarder durant toute la voie, car il voulait l'essayer à vue plus tard! L'escaladeur est tombé au milieu de la voie et la personne chargée d'assurer n'a pas arrêté sa chute car il ne l'a pas vu. Le grimpeur s'en ai tiré avec de multiples fractures et un an de réhabilitation durant lequel il a du marcher avec des béquilles.

Choisir une voie trop au dessus de nos possibilités peut être dangereux, car si nous cherchons constamment nos limites, nous pouvons tomber n'importe où, même dans les endroits où nous ne devrions pas le faire, car beaucoup de voies, même si elle sont sportives, ont des parties compliquées. De plus, nous ne nous sentirons pas sûrs au niveau des ancrages, ce qui peut être dangereux, surtout lors des premiers. Un escalader catalan connu a eu un accident sur une parois artificielle de la Fuixarda, en essayant une voie trop difficile pour lui, à cause d'un pari.

Encordage


Le double huit, un nœud facile à faire, et surtout facile à vérifier visuellement
-Le double huit est celui que nous devrions toujours utiliser pour nous encorder. C'est un nœud facile à faire, et surtout facile à vérifier visuellement. De plus, c'est une nœud qui se détend seul facilement. Nous devrions apprendre à le faire sans croiser les cordes, ce qui permet une meilleure répartition de l'énergie en cas de chute, et il sera plus simple à enlever ensuite.
- Une bonne habitude à prendre, est d'avoir un moment de calme et de silence quand nous faisons le nœud. Le fait de se taire et de demander que l'on ne nous parle pas, favorise notre attention au moment crucial de faire le nœud.



La double vérification entre compagnons
- Vérifier, et faire vérifier par notre compagnon le nœud, est une autre bonne habitude: cela ne coûte rien de jeter un coup d’œil avant de commencer à grimper. Le nœud de sécurité que certains escaladeurs font avec le bout de corde qui reste ne sert absolument à rien, car il se défait très facilement. Ce que nous devrions apprendre à faire c'est à faire un nœud avec la longueur de corde adéquate, de manière qu'il nous reste 10 ou 15 centimètres. Il y a eu beaucoup d'accidents graves, dont certains mortels, à cause de nœuds mal faits. Dans la grande majorité des cas, il s'agit de grimpeurs expérimentés, qui ont fait le nœud une infinité de fois, il est donc évident que le problème est un manque d'attention. Lynn Hill, par exemple, est tombé depuis la réunion jusqu'au sol dans une voie du Buoux ace des conséquences graves. Pedro Pons, une escaladeur de difficulté connu, à souffert un accident semblable dans lequel il s'est fracturé le dos. Kike Ortuño, grand escalader de voies traditionnelle, est mort pour la même raison, dans une école sportive.

Avant d'escalader


Manière incorrecte de mettre le mousqueton de l'appareil dans le harnais


Manière correcte de mettre le mousqueton dans le harnais
- L'appareil d'assurage doit se placer sur l'anneau ventral du harnais. Il ne faut pas placer l'appareil en unissant les jambières et la ceinture avec un mousqueton de sécurité. Beaucoup de harnais ont un anneau ventral de couleur vive, pour éviter les confusions.

- L'orientation de l'appareil doit être correcte. Nous pouvons tirer un bon coups en direction du grimpeur pour vérifier qu'il se bloque correctement.

- Vérifier, et faire vérifier par notre compagnon la position de l'appareil nous apporte de la sécurité. C'est une bonne habitude. Cela veut dire que le grimpeur vérifie lui aussi que l'appareil est en place et fonctionne bien avant de commencer la voie. Je dois confesser qu'un joie j'ai arrêté une chute assez longue d'un compagnon, après avoir noté que j'avais forcé plus que d'habitude avec la main droite. Je me suis rendu compte que j'avais mis l'assureur à l'envers. Heureusement, l'habitude de mettre la main droite sur la corde avait évité un accident.


C'est une bonne habitude de faire un nœud à l'extrémité de la corde, ou à la housse
- Faire un nœud simple sur le bout de la corde, et encore mieux si nous le faisons sur la housse de celle-ci, est une autre bonne habitude, avant de commencer à grimper. Cela évitera qu'au moment de ramener notre compagnon sur le sol, la corde sorte de l'assureur si la voie est excessivement longue par rapport à la longueur de la corde. Ce type d'accident, facilement évitable avec un nœud, arrive très souvent, c'est peut être l'accident le plus commun. Je l'ai moi même vue arriver 3 fois, avec heureusement, des conséquences bénignes. Prendre cette habitude implique cependant de prendre l'habitude en parallèle de défaire ce nœud au moment de retirer la corde, comme j'ai pu vérifier une fois.

Les premiers mètres

Vous vous êtes déjà demandé à quoi sert la corde jusqu'à ce que le premier soit arrivé au premier ancrage? La réponse est évidente: à rien. Le premier de cordée peut tomber pour beaucoup de raisons avant d'avoir atteins le premier ancrage: une prise cassée, une erreur technique, un manque de force dans un mouvement...

Le "suivi" est une technique de bloc qui est une bonne habitude durant les premiers mètres, et avant que le premier ai atteint un ancrage. Cela consiste à "suivre" les mouvements du grimpeur avec les bras fléchis à demi, juste en dessous de lui, de façon à le retenir un peu en cas de chute. L'idée est d'éviter qu'il tombe sur le dos directement sur le sol.


En train de "chasser" un parabolt éloigné
- Utiliser une canne extensible et du sparadrap afin de fixer la première dégaine, est une autre stratégie que nous pouvons utiliser. Amenez avec vous du sparadrap afin de pouvoir fabriquer cet appareil maison quand vous en avez besoin avec une branche.

- Enlever les dégaines du second et troisième ancrage quand nous redescendons, de cette façon le premier reste toujours en place.

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